Les nouvelles règles du bonus écologique
Depuis le 1er janvier, les seuils d'attribution du bonus écologique
ont été abaissés. Les hybrides ne sont pas épargnées
et l'aide au GPL est purement et simplement supprimée.
Le bonus écologique instauré en janvier 2008 a
parfaitement rempli sa mission. Au premier semestre 2010, plus
de 55 % des voitures vendues ont bénéficié d'une
prime récompensant leurs faibles émissions de CO
2 . Dans le même temps, l'effet dissuasif recherché par
le malus a si bien fonctionné qu'il a détruit l'équilibre
financier du dispositif.
Les ventes de véhicules soumis à un malus s'étant
effondrées, le déficit a atteint 214 millions en
2008, 528 millions en 2009 et il a encore franchi la barre des
500 millions en 2010. Pour amorcer un rééquilibrage
des comptes, le ministère de l'Écologie a donc décidé d'abaisser
les seuils d'attribution du bonus. Le tableau ci-contre révèle
le nouveau barème instauré en 2011, barème
qui sera encore revu à la baisse en 2012.
Les premières victimes de ces nouvelles règles
sont les voitures fonctionnant au GPL qui bénéficiaient
jusqu'au 31 décembre 2010 d'une prime de 2000 € pourvu
que leurs émissions de CO2 soient inférieures à 135
g/km. Cette prime est supprimée alors que les voitures
hybrides pourront, elles, continuer d'en bénéficier à condition
toutefois que leurs émissions de CO2 soient inférieures à 110
g/km, contre 135 auparavant. La seule catégorie épargnée
par les nouvelles règles est celle des véhicules émettant
moins de 60 g/km, autrement dit les électriques dont les
ventes balbutient. Celles-ci bénéficient d'un superbonus
de 5000 € dont on sait qu'il pourra être remis en cause à tout
moment. Mais leur tarif exorbitant, supérieur à 30.000 €,
les réserve de toutes façons aux flottes d'entreprise
et aux services de l'État qui bénéficieront,
de ce fait, d'une remise financée par le contribuable….
Source lefigaro.fr - Thierry Etienne.
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