La BCE abaisse son taux directeur d'un demi-point à 2 %
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une nouvelle baisse de son taux d'intérêt directeur. Celui-ci tombe d'un demi-point à 2 %, répondant comme l'attendait une majorité d'économistes aux récentes nouvelles calamiteuses sur le front de l'économie en zone euro. Le principal taux est ramené ainsi à son plancher historique : il avait stationné à ce niveau entre juin 2003 et décembre 2005. En dix ans d'existence, la BCE n'est jamais descendue plus bas.
Cet instrument, utilisé lors des opérations hebdomadaires de refinancement par la BCE pour alimenter les banques en liquidités, est le véritable baromètre du coût du crédit dans les seize pays qui ont adopté la monnaie unique européenne. Les banques qui veulent se refinancer à court terme peuvent le faire en payant un intérêt sur la somme qu'elles empruntent auprès des banques centrales de leurs pays respectifs. Cet intérêt est calculé d'après le taux en cours à la BCE.
Les banques répercutent ensuite, en principe, ce loyer sur les intérêts des crédits qu'elles accordent à leurs propres clients. Plus le taux de la BCE est bas, plus le coût du crédit a des chances d'être bon marché, ce qui, en théorie, favorise la croissance. À l'inverse, une hausse du taux du crédit permet théoriquement de ralentir la demande et par conséquent d'éviter une surchauffe génératrice d'inflation.
La Banque centrale avait plutôt signalé son intention de faire une pause en janvier, après trois baisses successives entre octobre et décembre . Mais les nouvelles économiques en zone euro sont alarmantes depuis le début de l'année, avec des statistiques régulièrement plus mauvaises que prévu, faisant craindre une récession plus grave que celle envisagée. L'inflation, contre laquelle la BCE doit lutter en priorité, n'est plus un souci. En décembre, elle est descendue à un taux de 1,6 % sur un an, a confirmé jeudi l'office statistique européen Eurostat. Du coup, le président de la Banque centrale européenne (BCE) ne ferme pas la porte à une nouvelle baisse des taux dans le futur. Il prévient néanmoins qu'il ne faut pas attendre de décision avant le "rendez-vous important" de la prochaine réunion de la BCE.
(source www.lepoint.fr)
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