Les crédits ne font plus recette auprès des ménages
Les ménages empruntent moins pour consommer ou acheter un logement. Le crédit à la consommation résiste plus que le crédit immobilier, qui affiche une baisse proche de 36% sur un an en avril.
Les ménages font moins appel aux crédits que l'an passé. La production de crédits nouveaux à destination des ménages se contracte dans l'Hexagone. Entre avril 2008 et avril 2009, la production totale des nouveaux crédits s'établit à 140,9 milliards d'euros, contre 196 milliards un an plus tard - soit -28,1% sur un an.
La baisse touche surtout le crédit habitat et, dans une moindre mesure, le crédit à la consommation. "Cette chute ne peut être imputée uniquement au durcissement des conditions de crédit. Elle s'explique aussi par une chute abrupte de la demande de crédit par les ménages, notamment au tournant 2008/2009", indique Cyril Blesson, directeur de la recherche économique et institutionnelle de Seeds Finance SA, société de conseil en investissements financiers.
Le crédit à l'habitat recule fortement
Depuis son pic à 156 milliards d'euros atteint en novembre 2006, la production cumulée sur 12 mois des crédits nouveaux à l'habitat pour les ménages s'est contractée de 43%, pour s'établir à 89,5 milliards. Entre avril 2008 et avril 2009, la production de crédit habitat baisse de -35,9%. Cette chute de la production ne provient pas uniquement du durcissement des conditions de crédit. Elle s'explique aussi par une diminution de la demande de crédits.
Une légère amélioration des demandes de crédit à l'habitat pourrait être constatée à compter du second trimestre 2009, en raison de la diminution des taux d'intérêt : 4,55% en avril 2009, contre 5,19% en décembre 2008.
Le crédit consommation est dépendant de l'automobile
La production cumulée sur 12 mois de crédit à la consommation se contracte de 8,9% entre avril 2008 et avril 2009. L'arrêt brutal du marché automobile au quatrième 2008 a renforcé ce ralentissement. "Une nouvelle fois, les incertitudes sont liées aux éventuels comportements de précaution des ménages, qui les inciteraient à repousser l'achat de biens durables", estime Cyril Blesson.
(source Les Echos)
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