L'épargne à un point bas depuis 2004
Les Français ont de plus en plus de mal à épargner. Cette baisse touche les catégories professionnelles les plus aisées comme celles qui le sont le moins.
Avec la crise, les Français ont de plus en plus de mal à épargner. La proportion des sondés ayant mis de l'argent de côté au cours du dernier trimestre a atteint un point bas depuis 2004 (à 45 %). La tendance est similaire sur l'analyse des intentions dans les trois prochains mois : 51 % envisagent de se constituer un bas de laine, contre 54 % en juin 2008 et 58 % en janvier 2008.
Cette baisse concerne à la fois les catégories socioprofessionnelles les plus aisées (de 55 % d'épargnants à 49 % en plus d'un semestre) et les moins aisées (de 47 % à 41 %). En termes d'âge, si la proportion des épargnants de plus de 50 ans s'est maintenue, celle des 18-35 ans a clairement baissé. « Entre épargner et consommer, les sondés semblent privilégier la deuxième voie. C'est lié à la fois au recul du pouvoir d'achat et à la baisse des taux des produits d'épargne. Au-delà du fait qu'ils ont du mal à épargner, beaucoup se demandent à quoi bon », souligne Michaël Pergament de TNS Sofres.
« Dimension d'achat plaisir »
D'ailleurs, lorsqu'on les interroge sur leur intention « dans le contexte général de baisse des taux des produits d'épargne et de placements », 39 % répondent opter pour la consommation. Ils sont ainsi plus nombreux que la proportion de ceux (34 %) prévoyant de « ne rien changer ». « Pour toute une frange de la population aisée, il y a une dimension d'achat plaisir : les gens cherchent des compensations face à la crise », ajoute Frédéric Chassagne, de TNS Sofres.
Un bémol cependant : malgré leur plus faible propension à mettre de l'argent de côté, les Français restent très prudents quant à l'avenir. Ils apparaissent ainsi de plus en plus réticents à puiser dans leur réserve : 46 % ont fait des retraits dans leur produit d'épargne au cours des trois derniers mois - là aussi, un plus bas depuis 2004.
(source Les Echos)
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