Les taux des prêts immobiliers grimperont fin 2010
Jusqu’où et jusqu’à quand les taux peuvent-ils baisser ?
La baisse continue. En avril, les taux ont encore
diminué de 0,15 %. On trouve du 3,30-3,50 % à taux fixe
sur 15 et 20 ans. C’est anormalement bas : les Français
empruntent moins cher que l’Etat. Cela ne peut pas durer. La
reprise économique se confirmant, les taux remonteront progressivement
au second semestre. La hausse sera toutefois limitée, car la
croissance dans la zone euro est molle. Nous anticipons des taux à 3,50-3,70% à
la fin de l’année.
Après avoir été cloués au pilori, les
taux variables redeviennent intéressants. Pour qui et à quelles
conditions ?
Les Français réagissent malheureusement dans le cycle
et pas assez à contre-cycle. Les taux variables sont intéressants
lorsqu’on est en surchauffe économique, comme en 2007.
Aujourd’hui, ils peuvent être attractifs s’ils
sont capés et que le taux maximal est proche du niveau des
taux fixes. De façon plus générale, les taux
variables s’adressent en priorité aux investisseurs
et aux primo-accédants qui sinon ne pourraient pas acheter.
Ce sont pourtant les plus sensibles à la hausse des taux !
Les limites fixées à l’endettement (33 % des
revenus) les protègent. Cela explique que, malgré la
hausse du chômage, le taux d’impayés n’a
quasiment pas bougé
Le marché immobilier est reparti. Pensez-vous que la hausse
des prix constatée actuellement à Paris va gagner les
régions ?
La baisse des prix anticipée au plus fort de la crise n’a
pas eu lieu. Néanmoins, les différenciations se sont
accrues. Dans les grands centres urbains, les prix ont légèrement
baissé avant de se stabiliser, voire augmenter, comme à Paris.
Ailleurs, les prix continuent de baisser. Nous prévoyons une
baisse de 3 à 5 % en 2010 en moyenne. La reprise concerne
les biens de qualité, les autres souffrent encore.
Source www.lepoint.fr
|